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CRÉDITS : Texte et entrevue par Joëlle Paquette
Logistik Unicorp: Une question de principes
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  • Son siège social à Saint-Jean-sur-Richelieu certifié LEED Or
  • 80 % de ses  ventes aux clients canadiens sont des produits de fabrication domestique
  • Son développement d’un nouveau système conçu pour minimiser les expéditions partielles vise la diminution de son nombre de livraisons

Fondée en 1993, Logistik Unicorp a toujours calculé l’économie locale et, par le fait même, son impact sur l’environnement dans l’équation de son succès. «On garde constamment en tête l’importance de développer des projets qui contribuent à stimuler et à soutenir l’industrie d’ici», souligne Karine Bibeau, vice-présidente expérience client de l’entreprise familiale spécialisée en gestion intégrée d’uniformes.

Un des tours de force du géant canadien fut la construction, en 2006, de leur siège social à Saint-Jean-sur-Richelieu certifié LEED Or, une première pour une entreprise privée canadienne. Système de chauffage et de climatisation géothermique, mur solaire, 200 000 pieds carrés de surface gazonnée et deux bassins à filtration naturelle, on sent une fierté — amplement justifiée — lorsque Karine en parle.

L’écoresponsabilité, selon elle, est aussi une question de prioriser le «fait local». C’est pourquoi 80 % des ventes aux clients canadiens sont des produits de fabrication domestique. Ce chiffre monte à 96 % pour les uniformes non opérationnels des Forces armées canadiennes.

Malgré cette importante proportion, promouvoir la valeur ajoutée de ce qui est fait ici est une mission en continu pour Karine, spécialement pour convaincre les clients qui recherchent à tout prix le plus bas soumissionnaire conforme. «Il y a moins de transport, donc moins d’émissions carbone, les processus de confection respectent les normes environnementales et sociales et c’est bénéfique pour l’économie locale», rappelle-t-elle.

Les initiatives vertes se jouent également dans le choix de textiles. En 2024, l’isolant en polyester d’un modèle de manteau des employés de Poste Canada sera remplacé par une version à base d’asclépiade, une fibre végétale indigène. Depuis six ans, l’entreprise travaille aussi sur un projet de culture locale de chanvre qui pourra, elle l’espère, éventuellement succéder au coton, beaucoup plus énergivore.

L’autre piste prometteuse en ce qui concerne la réduction de leur empreinte environnementale réside du côté de l’intelligence artificielle. Un nouveau système conçu pour minimiser les expéditions partielles et par conséquent, le nombre de livraisons, leur a permis de sauver 14 000 envois l’année dernière, et ce pour son client Poste Canada seulement.

Le prochain défi? La circularité de leurs vêtements. «On aimerait recycler les tissus de nos produits, mais cela nécessiterait d’abord une infrastructure pour les trier et les revaloriser», partage Karine, qui espère que l’industrie locale saura se rassembler pour trouver de nouvelles avancées. Avec la quantité de compagnies aux prises avec le même problème, c’est visiblement l’enjeu de tous.

La diffusion de cet article est possible grâce à la contribution de Détail Québec, comité sectoriel de main-d’œuvre du commerce de détail.